Filed under: Éditorial, Patrimoine immobilier du Québec | Tags: histoire, immobilier, maisons
Gérard charpentier Ph. D.
Sociologue et auteur
www.francomania.org
LES SEIGNEURS DU QUÉBEC ET LEURS MANOIRS
Il y a plusieurs siècles
À l’époque de la Nouvelle-France et jusqu’en 1854 sous le régime britannique, les seigneurs du Québec avaient le devoir de construire et d’entretenir sur leurs terres un certain nombre d’installations par exemple un moulin à farine, un four, une laiterie, une grange, et autres dépendances ainsi qu’une habitation principale à laquelle on donnait le nom de « manoir ». Les seigneurs du Québec, étaient loin d’être aussi fortunés que ceux de France. Ces manoirs étaient souvent modestes et n’avaient pas l’aspect des châteaux ou forteresses comme c’était souvent le cas en France. Un des éléments qui les caractérisaient était une petite allée longue d’environ 30 mètres, bordée d’arbres et qui permettait d’accéder au chemin. Au tout début de la colonie, ces manoirs étaient construits en bois, mais rapidement la pierre fut utilisée, réduisant du coup les risques d’incendie qui étaient fort nombreux à l’époque. On peut généraliser et dire que le manoir des seigneurs français, était avant tout une grande maison de pierres des champs avec des joints de mortier. Habituellement, on retrouvait au rez-de-chaussée, qui en fait était le seul étage, une grande pièce commune où la vie de la famille s’organisait, mais aussi un salon, une salle à manger qui étaient utilisés lors des grandes occasions, et finalement la chambre à coucher du seigneur. Le reste de la famille et les domestiques avaient leurs chambres dans les mansardes quand il y en avait ou dans un autre bâtiment. À noter que la cuisine était toujours indépendante tout en étant accolée au manoir. Il faut dire qu’à l’époque, c’était un lieu qui était rapidement sali à cause des activités de la cuisine qu’on y faisait et surtout parce que c’était bien souvent par cette pièce que l’on rentrait dans le manoir après avoir travaillé avec les bêtes dans les champs ou les bois. On peut remarquer que cette coutume est restée dans les mœurs actuelles des Québécois quand on rentre dans la maison par la porte de la cuisine, du sous-sol ou encore du garage.
Le premier manoir seigneurial en Nouvelle-France
Historiquement, c’est dans le fief d’Argenteuil, un domaine qui se trouve à environ 80 km de Ville-Marie (Montréal), ce qui à l’époque est une distance très importante et à l’ouest de la ville d’Oka que nous connaissons aujourd’hui, que le premier manoir seigneurial de la Nouvelle-France a été construit. Pierre d’Ailleboust d’Argenteuil sera le premier véritable seigneur des lieux et il y restera jusqu’à sa mort en 1711. Sa veuve, Marie-Louise Denys de la Ronde, va continuer à développer le domaine. Elle va y construire entre 1721 et 1724 le premier « Manoir seigneurial » de la Nouvelle-France où elle décédera en 1747. Malheureusement, ce manoir disparaîtra comme beaucoup d’autres lors d’un incendie, car construits principalement en bois.
Que reste-t-il de « nos » manoirs seigneuriaux
Le régime seigneurial français a duré plusieurs siècles et pendant cette période, les chercheurs et les historiens estiment que 242 seigneuries ont été concédées et que 111 manoirs ont été construits. Même si dans les faits le Québec reste encore marqué dans la division de son territoire par cette période de son histoire, il reste peu de traces de ces seigneuries et surtout de leurs manoirs. On estime à 60 le nombre de ces manoirs qui ont réussi à passer les épreuves du temps et surtout des pics de la démolition et quatre sont en ruines. De tous ces bâtiments et structures historiques encore existants, 22 d’entre eux sont protégés par la Loi sur les biens culturels. Notons au passage qu’il ne faut pas confondre ces manoirs faisant partie du patrimoine national avec certains bâtiments datant de l’époque du régime britannique ou encore avec des constructions modernes comme celles de l’hôtel-Casino Richelieu, à qui on a donné le nom de manoir pour des raisons purement commerciales. En effet au cours des temps, ce mot a souvent été utilisé pour sa connotation prestigieuse.
Dans la grande région de Montréal sur sa rive nord, nous avons la chance d’avoir à Oka, sur la rue des Anges, à quelques pas du quai et de l’église, le vieux manoir d’Argenteuil construit à la fin du XVIIIe siècle. Il a été le lieu de résidence des seigneurs d’Argenteuil issus de la famille d’Ailleboust. Seigneurie qui est, géographiquement parlant, voisine à l’ouest de celle des Deux-Montagnes.
Source : Sites ayant permis de documenter cet article : www.mcccf.gouv.qc.ca – http://grandquebec.com/histoire – http://fr.canoe.ca /voyages
OK! OK! OK! L’habitation va tomber, les taux d intérêt vont monter et la Poune, elle, va ressuscitée. Allez, soyons sérieux un peu. Oui nous traversons un ralentissement économique…
Mais à force de l’entendre sur toutes les chaînes de télévision de la planète, on a fini par le croire. Conséquence : le réflexe du consommateur dans l’économie en prend pour son rhume. Résultat : une des pires crises économiques de l’histoire.
Mais aussi paradoxal que cela puisse sembler, le Québec passe cette dernière assez bien merci. Pourquoi me diriez-vous ? Notre système est passablement différent de celui des Américains. Pour ceux qui ne le saurait pas encore, les banques américaines passaient, et je dis bien ‘passaient’ de l’argent aux citoyens sur le simple fait que le marché était en constante progression. Alors on activait des hypothèques aux particuliers en se disant que lors de la revente, le client ferait un profit avec la vente de cette dernière… Alors conséquence lorsque que le consommateur perd confiance en l’économie, ben tu ne peux vendre ta cabane deux fois le prix.
Présentement aux USA (selon le réputé chroniqueur économique Guy Vézina du journal Les Affaires), il se remet aux banques 2500 maisons par des couples ou par des personnes qui ne sont plus capables de payer leurs hypothèques. Ouch ! Heureusement, l’avenir est beaucoup plus rose ici. Les mises en chantier continuent partout au Québec. Seulement en octobre dernier, il y a eu une augmentation de 8 %. La Rive-Nord de Montréal, Laval jusqu’à Tremblant, les industries vient s’installer : Pratt & Whitney, Bombardier sans compter les développements du lac Lamy au sud de Saint-Jérôme (Mirabel)…
Alors la morale de cette histoire : continuer à consommer, mais selon vos capacités, tout en vous ramassant un peu d’argent pour le donner à vos enfants qui sauront bien le dépenser, après votre mort, dans l’achat d’une maison d’ici 15 ans…
En passant, meilleurs vœux pour le temps des fêtes !
J’oubliais! Investir dans une maison neuve, condo ou immeuble à revenus est présentement une des valeurs les plus sûres! Pourquoi me direz-vous ? Contrairement aux risques des placements à la Bourse, une bâtisse c’est du concret, ça ne s’envolera pas en fumée.
Yann Brissette